Alors que les Enfants vadrouillent... [Peter]
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Alors que les Enfants vadrouillent... [Peter]
- Programme du jour : Exploration du campement indien !
Me lever en ne pensant rien qu'à cela me provoqua un profond soupir de lassitude. Je n'avais effectivement aucune envie de passer mon temps à aller faire de la chasse avec ces indies, surtout que j'en avais l'habitude. Je préférais rester au chaud, en solitaire, et m'envoyer un bon join de la taille d'un énorme paquet de frites pour plâner comme je ne l'avais plus fait depuis longtemps. Mais, comment faire dans ce cas? C'est vrai, je ne pourrai pas échapper au traditionnel rassemblement devant l'entrepôt pour partir ensuite sur le terrain. Et si je me présentais en argumentant que je préférais rester ici, j'aurai certainement été chambrer par les autres et aurait reçu un bon nombre de reproches. Bon, c'est pas cela, j'aurais pu y faire face mais, ma fierté me retenait. Oui, j'avais trop d'estime en moi pour passer pour le lâcheur de service qui abandonnait ses copains inpudément. Cependant, ladite fierté ne m'empêchait d'agir comme un pseudo traitre ou quelque chose du genre. La preuve? J'eus un éclair de génie et, pour échapper à tout cela, je me décidai à descendre avant que les autres ne se réveille. J'arrivai dans la grande salle commune et laissai un mot sur lequel j'indiquais que j'étais parti en éclaireur. Par la suite, je remontai dans ma chambre et me cachai dans un petit placard en attendant que la troupe se soit mise en route.
*Bon, ils vont se grouiller ou quoi?!*
Pensais-je en les entendant faire un chahut tonitruant. Cela devait maintenant faire 3/4 d'heure qu'ils étaient tous dans la salle commune et qu'ils discutaient de bêtises et autres alors que je perdais patience à être cacher. Encore dix minutes de plus et je sortirais de là pour aller les virer à coup de pompes dans l'arrière train pour que je puisse plâner au coeur de l'entrepôt comme si j'étais le seul et unique maître des lieux.
Ah? Une touche d'espoir?
Oh oui, j'entendis la voix de mon cher Derek prendre les choses en main et établir le plan de chasse de la journée. Sa prestation amena un silence profondément religieux tandis que moi, ben, je me demandais pourquoi Peter n'était pas là? Non pas qu'il se trouvait systématiquement à la 'maison' mais, je m'étonnais toujours que le chef pan puisse être absent avant une journée comme celle ci. Peut-être avait-il mieux à faire que de venir chapeauter ses garçons perdus, surtout qu'il comptait sur des personnes comme moi ou encore Derek pour s'assurer de gérer la bande. Je pense que s'il me voyait, là, comme ça, à me cacher comme un voleur en attendant que tout le monde parte, il serait quelque peu déçu... Ou amuser, aller savoir? Après tout, notre chef Pan était on ne peut plus imprévisible et c'est aussi pour ça qu'on l'appréciait énormément.
Finalement, je soupirai de soulagement lorsque je les entendis partir. Je sortis de ma petite cachette et restai encore quelques instants dans ma chambre afin de m'assurer qu'aucun d'entre eux n'avait oublié quoique ce soit. Et pour une fois, non, rien. Tout le monde avait pris le nécessaire et aucun retour impromptu ne se manifesta. Oh joie, oh plaisir, oh saveur délicieuse de me dire que j'allais pouvoir me droguer impunément durant une bonne partie de ma journée, sans penser à rien, sans penser aux enfants perdus, sans penser aux pirates, aux sirènes, aux indiens, au pays imaginaire. Un plaisir qui allait presque me provoquer de l'euphorie tandis que je me dirigeai vers ma table de nuit pour y saisir mon sachet de grandes feuilles et mon paxon d'herbe. Hum, ce dernier était toujours assez rempli, tout du moins, assez pour me mettre dans le coltard pour une bonne partie de ma journée. Haha, dire qu'ils pensaient s'amuser en allant chasser les indiens, j'allais avoir trois cent fois plus de plaisir à moi tout seul !!!
"Ah mon petit Jake... Celui sera pour ce triste monde, cette cruelle sirène et cette stupidité qui t'anime constamment..."
Oui, ma stupidité de m'accrocher à cette cruelle sirène, ma stupidité d'avoir tant d'allégeance envers un chef qui n'entendait jamais mes prières, ma stupidité de me croire plus heureux qu'ici que dans le monde d'avant. Un constat et une complainte prononcée durant la finalisation de ma cigarette magique, sans prendre conscience que quelqu'un pouvant m'entendre ou m'observer, non. J'étais plongé dans ma cérémonie de drogue, si sacrée à mes yeux. Je saisi mon trésor, ainsi que mon briquet et alluma cet outil de liberté tout en m'enfonçant dans le canapé de la salle commune, laissant mon esprit se volatiliser dans cette brume odorante et ennivrante...
Invité- Invité
Re: Alors que les Enfants vadrouillent... [Peter]
Délaissés, les enfants... J'ai égaré mes Garçons depuis un moment déjà.
Recrues dont les vies sont de l'or terni par le poids des incompréhensions,
ils échappent aux lois qui jamais ne furent réellement basées ici.
Amis, alliés, parfois ennemis d'un instant aussi perdu qu'eux... Les mômes.
Défait d'une allégeance quelconque, libre de toute autorité, j'impose ma voix.
Ces gamins sont les seuls à pouvoir me tourner le dos sans craintes dans mon monde
et pourtant, ils ne le font pas, sagement guidés par leur instinct de survie.
La soif de vie et d'aventures est le facteur principal de leur entrée sous mon égide.
S'ajoute la bravoure et un tempérament dessiné à l'envie de meurtre presque constante.
Je ne les oublie pas, jamais en totalité du moins, retiens toujours d'eux l'essentiel.
Caractérisés par un trait de caractère bien défini, ils occupent une place en moi. Tous.
Le jour se lève à peine puisque mon esprit s'éveille doucement.
Je suis mes pas qui me mèneront où l'action m'attend. Ils savent toujours.
Ce chemin m'est connu, comme tous les autres. Je respire cette terre qui me le rend bien.
Les couleurs de l'aube se dessinent à peine, un frisson d'excitation impatiente m'anime.
Je suis envahi par une hâte soudaine de découvrir ma personnalité du jour.
Qui sait ce que cette journée me rendra capable de dire ou faire ?
Lente, ma démarche ne brusque pas même les feuilles que je froisse.
Même les astres se meuvent plus vite que moi, l'action attendra.
Je profite seulement du spectacle divin que je m'offre au quotidien.
Les premiers rayons de soleil viennent lécher la cime des arbres dans une aura parfaite.
La douceur de ce premier contact avec la boule de feu est encourageante de promesses.
Soudain, une ombre plus familière que celle des sapins se profile sur mon horizon.
On m'annonce avec un enthousiasme non dissimulé que l'ordre du jour a été donné.
Je me retire de la partie, l'invitation n'ayant rien d'alléchant. Les indies m'ennuient.
Jake, manquant, a devancé la troupe avant leur réveil... supposé se trouver sur mon chemin.
Or, je n'ai croisé personne. Un sourire à Cooper et nos routes se creusent.
La lâcheté même d'un garçon prêt à duper ses amis ne suffit pas à me presser.
J'entre dans l'entrepôt d'un pas calme, immédiatement harcelé par un détail impur.
Jake, supposé ami dans une guerre à laquelle il prend part, abimant l'air qui l'entoure.
Il offre un profil parfaitement dessiné, ainsi calé dans un siège qui n'est pas le sien.
Je me baisse et étudie les quelques cailloux qui jonchent notre plancher. En saisis un.
D'un geste vif et extrêmement précis, j'atteins la cible qui n'est précieuse que pour l'un d'entre nous.
L'objet de son trouble explose en un éparpillement irrégulier, aussi inutile qu'une second auparavant.
Je me poste devant la loque qu'il devient à chaque fois qu'il se détruit de la sorte.
Le pathétique de sa situation lui échappe très certainement. Mais pas à moi.
- Et ton excuse du jour est... ? je lance dans un soupire.
Recrues dont les vies sont de l'or terni par le poids des incompréhensions,
ils échappent aux lois qui jamais ne furent réellement basées ici.
Amis, alliés, parfois ennemis d'un instant aussi perdu qu'eux... Les mômes.
Défait d'une allégeance quelconque, libre de toute autorité, j'impose ma voix.
Ces gamins sont les seuls à pouvoir me tourner le dos sans craintes dans mon monde
et pourtant, ils ne le font pas, sagement guidés par leur instinct de survie.
La soif de vie et d'aventures est le facteur principal de leur entrée sous mon égide.
S'ajoute la bravoure et un tempérament dessiné à l'envie de meurtre presque constante.
Je ne les oublie pas, jamais en totalité du moins, retiens toujours d'eux l'essentiel.
Caractérisés par un trait de caractère bien défini, ils occupent une place en moi. Tous.
Le jour se lève à peine puisque mon esprit s'éveille doucement.
Je suis mes pas qui me mèneront où l'action m'attend. Ils savent toujours.
Ce chemin m'est connu, comme tous les autres. Je respire cette terre qui me le rend bien.
Les couleurs de l'aube se dessinent à peine, un frisson d'excitation impatiente m'anime.
Je suis envahi par une hâte soudaine de découvrir ma personnalité du jour.
Qui sait ce que cette journée me rendra capable de dire ou faire ?
Lente, ma démarche ne brusque pas même les feuilles que je froisse.
Même les astres se meuvent plus vite que moi, l'action attendra.
Je profite seulement du spectacle divin que je m'offre au quotidien.
Les premiers rayons de soleil viennent lécher la cime des arbres dans une aura parfaite.
La douceur de ce premier contact avec la boule de feu est encourageante de promesses.
Soudain, une ombre plus familière que celle des sapins se profile sur mon horizon.
On m'annonce avec un enthousiasme non dissimulé que l'ordre du jour a été donné.
Je me retire de la partie, l'invitation n'ayant rien d'alléchant. Les indies m'ennuient.
Jake, manquant, a devancé la troupe avant leur réveil... supposé se trouver sur mon chemin.
Or, je n'ai croisé personne. Un sourire à Cooper et nos routes se creusent.
La lâcheté même d'un garçon prêt à duper ses amis ne suffit pas à me presser.
J'entre dans l'entrepôt d'un pas calme, immédiatement harcelé par un détail impur.
Jake, supposé ami dans une guerre à laquelle il prend part, abimant l'air qui l'entoure.
Il offre un profil parfaitement dessiné, ainsi calé dans un siège qui n'est pas le sien.
Je me baisse et étudie les quelques cailloux qui jonchent notre plancher. En saisis un.
D'un geste vif et extrêmement précis, j'atteins la cible qui n'est précieuse que pour l'un d'entre nous.
L'objet de son trouble explose en un éparpillement irrégulier, aussi inutile qu'une second auparavant.
Je me poste devant la loque qu'il devient à chaque fois qu'il se détruit de la sorte.
Le pathétique de sa situation lui échappe très certainement. Mais pas à moi.
- Et ton excuse du jour est... ? je lance dans un soupire.

Peter- Messages: 14
Date d'inscription: 10/12/2008
Re: Alors que les Enfants vadrouillent... [Peter]
- Oui, ce trouble enfumé qui envahissait mon corps et mon esprit à chaque seconde par l'intermédiaire de cette cigarette magique. Je perdais pied dans cette réalité d'un monde irréel. Je ne sentais plus mon corps, plus mes troubles, plus mes longues et intenses réflexions tortueuses. J'aimais tellement cela, pouvoir glisser dans l'inconscient, sans remord, ni retenue, agir comme un enfant désireux d'assouvir par dessus tout un caprice quelque peu dangereux et nocif pour mon entourage. Une raison pour laquelle je répondais à ce besoin dans cette longue et pleine solitude. Dire qu'ils partaient tous à l'aventure... J'en vivais une autre encore plus grande et d'avantage meilleure que toutes celles que l'on pourrait connaitre. Les propos du toxico, du drogué, du junkie. Tel était ma vie et mon interprétation des choses. Je commençais à divaguer mais pas encore assez pour quitter de manière définitive le pays imaginaire pour une heure ou deux. Un état duquel je n'étais pas très loin mais qui fut interrompu dans sa procession.
"Aie !"
Mes doigts furent pris d'une sensation chaleureuse et brulante qui me ramena directement dans la triste réalité des choses. Mon embout magique fut désintégré par un projectile parfaitement précis qui me priva de ma seule source de bonheur et de plaisir en ce bas monde. Je regardai avec une certaine stupéfaction, mélangé à un sentiment de colère, l'objet de mon désir disparaitre aux quatre coins de la pièce. Qui? Qui avait osé commettre un tel crime? Qui pensait avoir le droit de me supprimer un tel besoin nécessaire à ma vie et à ma survie? Qui s'octroyait un tel privilège sans même me consulter? Et, surtout, qui se montrait tellement cruel envers moi? Encore plus cruel qu'une sirène jouant avec mon âme...
Sa voix, oui, sa voix à lui, au prince, au grand souverain de ce monde. Cette voix pour qui j'avais tant d'amitié et de respect et qui me privait néanmoins de ce que je désirais par dessus. La voix de cet enfant quelque peu égoïste qui était mon roi... Oui, c'était la voix de...
"Peter?"
Me surpris-je en me retournant dans sa direction alors qu'il venait s'encquérir de mon excuse du jour. Que faisait-il ici d'abord notre prince volant? Comment se fait-il qu'il n'avait pas rejoint le reste de la bande? Lui le maître des aventures, le souverain de ce monde gigantesque et imaginaire...
"Mon excuse du jour...? Ou de ces derniers temps?"
Haussais-je un sourcil en venant me rassoir convenablement, soupirant tout en venant croiser mes mains autour de mes genoux. Il ne fallait pas se leurrer, cela faisait quelques temps que je ne participais plus vraiment aux aventures habituelles de la bande dans son entièreté, que je préférais rester ici ou vagabonder seul, en me droguant ou non. D'ailleurs, peut-être était-ce la raison de la question que me posa Peter, allez savoir...
"Mais toi? Comment se fait-il que tu es ici? J'ai peut-être pas de compte à te rendre mais c'est assez rare que tu ne participes pas à une bataille dis moi !"
Je relevai ma tête et le fixai dans les yeux. Etait-ce par défi? Je ne crois pas, enfin, peut-être le laissais-je paraitre mais je n'avais aucunement l'intention de défier un roi que je ne saurai jamais soumettre de toutes manières.
"A moins que comme moi tu te sois laissé capturer par une histoire qui n'a pas de sens et aucune raison d'exister..."
Soupirais-je en rebaissant ma tête vers le sol, laissant mes doigts jouer entre eux. Autant lui laisser la parole et peut-être prendre l'occasion et le temps de venir lui parler de ce trouble qui m'animait. Il est vrai qu'il était peut-être le plus jeune d'entre nous mais, curieusement, il était aussi le seul auquel j'avais le sentiment de pouvoir confier mes difficultés, mes déboires et quelques petites souffrances que je pouvais m'infliger. Néanmoins, Peter se montra-t-il à l'écoute ou pas? Là était la question primordiale...
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